CHU Mustapha Bacha : Sit-in des résidents pour dénoncer "la galère" des cancéreux.
Le collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a organisé mardi 31 janvier à partir de 14h, un rassemblement de soutien aux cancéreux pour dénoncer la non disponibilité des médicaments.
Le CAMRA dénombre plusieurs médicaments manquants. Entre autres , vingt sont cités sur les grandes banderoles scandées à l’occasion du sit-in. Les résidents qu’on a rencontré devant le centre de Pierre et Marie Curie où est organisé ce rassemblement, parlent d’un sentiment d’amertume mêlé à de la lassitude car contraints dans plusieurs cas à annoncer aux malades «l’impossibilité de remédier à leur douleur à cause de la non disponibilité du médicament ».
Cette action intervient quatre mois environs après le rassemblement organisé au mois d’octobre 2011. «Au lendemain de notre dénonciation du mois d’octobre dernier, le ministère nous a fait des promesses et puis plus rien, aucune amélioration !», nous a affirmé un membre du CAMRA.
Parmi les écris sur les banderoles, on repère un appel complètement interpellateur sur la détresse des cancéreux : «radiothérapie en panne, rendez-vous pour juin 2012, je serai déjà mort ».
«Sayid El Ouazir batna SMS ou lemrid iayet SOS », (le malade crie SOS et monsieur le ministre envoie des SMS », entend-on lors du rassemblement, certainement pour faire allusion aux SMS envoyés pour appeler les citoyens à venir voter massivement pour les législatives prochaines.
Un médecin résident regrette à notre adresse « l’action de solidarité pour le don de sang n’a pas drainé des foules surtout que 500 personnes ont promis être au rendez-vous sur facebbok ».
L’opération de don de sang organisé la matinée, au niveau du CHU Mustapha Bacha « est tout à fait symbolique, sachant qu’une quantité importante de sang est consacré pour les cancéreux », nous assure une résidente. «Alors autant créer un centre de transfusion sanguine spéciale pour le CPMC qui est un centre national », argumente un autre résident, membre du CAMRA.
Les malades et parents de malades en souffrent le martyr, l’un des parents d’une malade vient raconter sa galère aux journalistes : « j’habite à 200 km d’Alger, dans la wilaya de Bouira».
Et poursuit amèrement « là on me dit que ma parente ne peut rester à l’hôpital car son cas est désespéré. Comment vais-je faire alors qu’il neige et elle est dans un état grave ? »
Le Mouvement de la Jeunesse Indépendante pour le Changement (MJIC) était aussi sur place, quelques 8 membres se sont déplacés « en action de solidarité avec les cancéreux » nous affirme un membre du MJIC.
El Watan/Algeria News