GUELMA Une ville victime de l’immobilisme et de l’incompétence des maires
Avec plus de 160 000 habitants, Guelma ressemble désormais à une grande bourgade rurale en dépit des enveloppes colossales allouées par les pouvoirs publics dans le cadre de divers programmes visant à l'amélioration de la qualité de vie de la population.
Les Guelmis sont unanimes pour émettre un constat défavorable quant à l'état de déliquescence dans lequel stagne leur ville.
Le cadre de vie s'est dégradé dangereusement ces dernières années et en dépit des légitimes préoccupations citoyennes, les édiles de la ville brillent par leur immobilisme, leur indifférence et leur incompétence. Métropole de plus de 160 000 habitants, Guelma ressemble désormais à une grande bourgade rurale en dépit des enveloppes colossales allouées par les pouvoirs publics dans le cadre de divers programmes visant à l'amélioration de la qualité de vie de la population. D'aucuns soutiennent que le maire démissionnaire endosse une part de responsabilité dans ce marasme désolant.
Le premier magistrat de la wilaya en poste à Guelma depuis une quinzaine de mois, a établi un diagnostic sur les insuffisances et défaillances dont souffre le chef-lieu. Déterminé à relever le défi, il a instruit le chef de daïra aux fins de piloter de nombreux projets à même de réhabiliter Guelma, censée être la locomotive et la vitrine de la wilaya. À cet égard, nous avons sollicité une entrevue, jeudi avec le chef de daïra de Guelma.
M. Lounès Bouzegza a répondu spontanément à notre requête. “Le wali veut réhabiliter toute la ville par le biais des PCD et des programmes sectoriels. Au titre du PCD 2012, l'APC a bénéficié de 15 milliards de centimes, soit une augmentation de 350% par rapport à l'année précédente! Par un travail collégial de réflexion et d'écoute, nous avons initié la réhabilitation de plusieurs secteurs, en l'occurrence le tronçon Hadj Embarek-Université- Pos Sud (6 milliards), aménagement boulevard Herga (2 milliards), réalisation d'un square à la cité Ancien stade, réhabilitation de l'entrée de la ville côté usine céramique (12 millions de dinars), bitumage cités Bouzaoui, Hadid, Chénichène et accès marché à bestiaux (3 milliards de centimes)”. Notre interlocuteur nous apprend que l'APC dirigée par un nouveau maire depuis un mois, a engagé une cagnotte de 17 milliards de centimes sur son budget pour mener à bien plusieurs opérations, à savoir la réhabilitation de l'abattoir qui bénéficiera d'équipements ultra-modernes (3 milliards), la rénovation de la piscine municipale fermée depuis une vingtaine d'années (15 millions de dinars), l’édification d'un marché de proximité aux abords de la cité Émir Abdelkader(15 millions de dinars), le renforcement de l'éclairage public(27 millions de dinars), la réhabilitation du square des frères Boulmokh face au siège de la wilaya(15 millions de dinars), la réhabilitation de tous les jets d'eau à l'arrêt depuis des années, la réfection des cimetières de chouhada et de Baghdoucha, la réalisation de deux antennes administratives pour rapprocher les citoyens de l'APC, la construction d'une salle de conférences, d'un centre d'archives, d'une salle pour les actes de mariage (20 millions de dinars ) et enfin l’aménagement du boulevard du 1er-Novembre (7 millions de dinars).
Dans le cadre de la lutte contre le marché informel, il est programmé l'édification de cinq marchés de proximité qui seront implantés cités Aïn-Defla, Rahabi, Megh- mouli et Po Sud
Liberté Algérie
Publicité