Les enseignants contractuels protestent devant l'APN
Les enseignants contractuels se sont à nouveau rassemblés mardi 7 février. Cette fois, c'est devant l’Assemblée Nationale Populaire (APN), qu'ils se sont regroupés pour crier leur désespoir car ils se retrouvent après des années de travail au chômage « forcé », et aussi pour revendiquer leur réintégration « immédiate » à leurs postes.
Les enseignants protestataires étaient environ une vingtaine. Ils étaient pour la plupart des femmes et venus de Aïn Defla, d'Oran ou encore d'Alger. La police qui veille sur l’édifice de l’APN a tenté de décourager les protestataires en leur empêchant même de hisser leurs banderoles.
Déterminés les enseignants contractuels voulaient à tout prix tenir leur sit in. Un des policiers leur demande d’organiser leur action dans un jardin public à quelques pas de la grande bâtisse de l’Assemblée.
Désespérée, l’une des manifestantes crie sa colère en disant, « il y a 35 millions d’algériens, les responsables sont une minorité, autant leur céder toute l’Algérie car là, nous nous sommes délaissés ».
L’une d’elles crient avec beaucoup d’amertume, sous le regard hagard des passants : «j’ai 35 ans, je suis au chômage. J’ai travaillé pendant longtemps dans l’enseignement. Mon père est handicapé. Je ne sais pas comment faire pour vivre ».
C’est au moment où un agent de police tente de les calmer qu’un autre arrive et annonce aux enseignants que le vice-président de l’APN va les recevoir. A l’issue de leur réunion avec le vice-président, celui-ci leur a promis de transmettre leurs revendications aux ministères de l’Education Nationale, de l’Intérieur et des Collectivités Locales et au Premier ministre.
« En tout cas, on a l’habitude d’avoir ce genre de promesses. Nous suivrons le cours des choses de près pour voir l’aboutissement de nos revendications », a assuré une des contractuelles.
El Watan