Les islamistes algériens évoquent le danger d'élections truquées

Publié le par algeria-news

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ALGER (Reuters) - L'opposition islamiste algérienne adresse une mise en garde aux autorités contre la tentation de répéter les erreurs du passé et de truquer les élections législatives prévues en mai pour conserver le pouvoir.

L'Algérie est le seul pays d'Afrique du Nord à ne pas avoir été balayé par le vent de contestation du "printemps arabe", mais le prochain scrutin pourrait cristalliser le mécontentement autour du chômage et du logement face à un gouvernement perçu comme peu à l'écoute de la rue.

La poussée des islamistes dans les pays voisins, la Tunisie, la Libye ou encore le Maroc, a favorisé l'ancrage des modérés religieux dans un pays dirigé sans interruption par les laïcs depuis l'indépendance acquise en 1962 aux dépens de la France.

La semaine passée, le Front pour la Justice et le Développement (FJD), formation modérée perçue comme un rival crédible du pouvoir, a obtenu l'autorisation de présenter des candidats aux législatives.

"Nous espérons que nous pourrons évoluer pacifiquement vers un système démocratique (...) mais si des fraudes sont commises lors des prochaines élections, cela constituera un puissant facteur pour pousser les gens vers l'explosion", estime cheikh Abdallah Djaballah, chef du FJD.

"Nous espérons qu'il n'y aura pas de fraudes, mais si c'est la cas alors nous déciderons ce que nous devons faire", a-t-il ajouté dans un entretien accordé à Reuters.

Pour beaucoup d'Algériens, y compris des proches du gouvernement, l'Algérie n'est pas tentée par un changement radical, ni par l'envie de porter les islamistes au pouvoir après les expériences sanglantes des vingt dernières années.

Reuters et Algeria News

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